Votre enfant est talentueux. Il souhaite s’initier à la compétition sportive ou peut-être même y est t-il déjà engagé? Ou, votre enfant chante merveilleusement bien et il souhaite participer à des concours de talents, mais vous avez peur? Et si les activités de compétition étaient néfastes pour les jeunes?

Pour alimenter votre réflexion, nous attirons tout d’abord votre attention sur certains éléments associés à la saine compétition chez les enfants. Tout d’abord, l’équilibre entre le potentiel de l’enfant et ses attentes quant à sa performance doit être présent. Ensuite, le jeune doit avoir du plaisir en se préparant et en participant aux activités de compétition. Ce contexte doit lui offrir la possibilité de développer de nouvelles habilités et compétences ainsi que lui permettre d’établir des relations interpersonnelles positives et enrichissantes. Enfin, rappelez-vous, il n’y a aucune compétition saine pour les enfants sans le soutien positif de vous les parents. Quand ces éléments sont réunis, voici quelques retombées positives que peut entrainer la compétition chez les enfants :

  • La compétition favorise l’augmentation de la connaissance de soi du dépassement de soi : permet au jeune de mieux connaitre ses habiletés, ses forces, ses limites);
  • La compétition favorise le développement de nouvelles habiletés personnelles et interpersonnelles (ex. : habiletés de résolution de problèmes, de gestion du stress, du travail d’équipe);
  • Elle permet l’apprentissage d’une saine attitude face à la victoire et la défaite;
  • La compétition favorise la confiance en soi.

Soutenir positivement votre enfant dans cette aventure, comment?

  • En offrant un modèle positif et de saine gestion face aux aléas entourant le monde de la compétition;
  • En ayant une vision réaliste et des attentes justes face à son enfant;
  • En accueillant les émotions de son enfant sans jugement et en lui permettant de les exprimer pleinement;
  • En évitant les pièges suivants : comparer votre enfant aux autres, souligner seulement les points faibles de la performance de l’enfant, parler sur le coup de l’émotion: le blâmer ou blâmer les autres, signaler les erreurs de votre enfant en public et le réprimander devant tout le monde;
  • En aimant son enfant inconditionnellement, pour celui qu’il est et non pour ses performances ou son rendement (tout en étant capable de reconnaître ses compétences et les efforts qu’il a déployés dans sa démarche).

Références
– Anderson, C. B., Hughes..S. O., & Fuemmeler, B. F. (2009). Parent-child attitude congruence on type and intensity of physical activity: testing multiple mediators of sedentary behaviour in older children..Health Psychology, 28(4), 428-438.
– Bailey, R., Cope, E., & Pearce, G. (2013). Why do children take part in, and remain involved in sport?
A literature review and discussion of implications for sports coaches. International Journal of Coaching Science. 7(1), 56-75.
– Cumming, S. P., Smoll, F. L., Smith, R. E., & Grossband, J. R. (2007). Is winning everything?. The relative contributions of motivational climate and won-lost percentage in youth sports. Journal of Applied Sport Psychology, 19, 322-336.
– Sit, C. H. P., & Lindner, K. J. (2006). Situational state balances and participation motivation in youth sport: A reversal theory perspective. British Journal of Educational Psychology, 76(2), 369-384.

psychologue Clinique en Équilibre
Johanne Vézina, Ph.D, psychologue
Clinique de Psychologie En Équilibre
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